Le salon du livre érotique d’Evian ouvrait ses portes à 14h, samedi 19 novembre, et nous sommes partis dans le courant de la matinée afin d’arriver peu après midi à l’hôtel de France situé à quelques pas du Palais des festivités. Autoroute avec deux passagers dans notre voiture pris en auto-stop, chargés de gros sacs à dos qui ont rempli notre coffre. La jeune fille avait un sourire extraordinaire et n’arrêtait pas de parler de ses projets de voyage en stop à travers l’Europe en étant hébergée gratuitement chez qui se proposait ou encore de son expérience passée en Ecosse, sa vie dans des huttes à la Robin des bois, et j’en passe. Je n’ai pas retenu le nom du groupe de ska dont elle a parlé, mais je peux vous dire qu’il se produisait à Innsbrück…

Nous avons laissé ces voyageurs d’un genre particulier au péage situé avant Genève pour poursuivre notre route vers la paisible petite ville d’Evian. Sandwich pris en route, arrivée laborieuse à l’hôtel du fait des sens interdits omniprésents et du gps qui nous demandait de passer où l’on ne pouvait pas et, sept minutes avant 14h, nous étions devant l’entrée du salon. J’avais prévenu que je porterais un chapeau multicolore. J’ai été de fait très vite identifiée par Isabelle Lorédan et son monsieur à elle…

Pourvu que l’on ne nous ait finalement pas oubliés dans la liste des invités ! me suis-je prise à penser. Ouf, nous étions bien notés (un grand merci à l’attachée de presse des éditions Blanche !), ce qui nous a valu de porter, au lieu du tampon blanc sur la main, un bracelet rose flashy au poignet et de devoir le garder les deux jours durant, vu qu’il s’agissait d’un système type bracelet de naissance que l’on trouve dans les maternités. Impossible de passer inaperçus au restaurant pour le dîner ni au petit-déjeuner avec notre bracelet…

« Tu as remarqué qu’on te regardait différemment quand on voyait que tu prenais des notes avec ton bracelet rose ? » Je ne l’ai pas remarqué, mais je ne remarque jamais rien. Monsieur a été par contre, de ce fait, abordé plusieurs fois par des personnes qui demandaient ce que je faisais et qui j’étais.