La première exposition que nous avons vue est le fait d’un photographe lyonnais, Jacques Bonnot, avec La captive, une série de photographies où une femme est retenue dans ses postures, par des bandes, par son aspect de cire à la façon d’une poupée ancienne.

Des photographies présentées en taille un peu réduite pour occuper au mieux l’espace dévolu. Jacques Bonnot travaille avec des modèles qui ne sont pas professionnels, et notamment une jeune femme au corps de danseuse, aux poses de danseuse, à tel point que j’ai demandé s’il ne s’agissait pas de sa profession. Ce qui n’est absolument pas le cas. Le photographe nous explique qu’il travaille uniquement avec des modèles qui l’inspirent, avec lesquels il existe une complicité, une bonne entente. Ses fonds sont de tissus relâchés avec des plis, mais Jacques Bonnot effectue un travail ultérieur avec ajout d’effets. Récemment présent au festival du nu photographique d’Arles, Jacques Bonnot nous a montré avec plaisir les thématiques qu’il explore : Nus de marbre, nus de chair, déroutant parallèle entre des statues sectionnées et des corps humains,doigts coupés nets pour les uns, doigts pliés pour les autres, une correspondance accentuée par le choix du noir et blanc qui rend les peaux pâles comme du marbre.

Un autre travail de ce photographe se nomme La femme coupée en morceaux. Il s’agit d’un projet de livre à la façon de ces livres pour enfants qui montrent des morceaux, page à page, jouent des transparences, des superpositions, des matières, des trous aussi qui dévoilent un peu ce qui va suivre. Enfin, Troubles trotte dans la tête de ce photographe qui n’est pas en manque d’inspiration : il s’agirait de créer l’ambiance d’une salle noire, du développement photo et ses secrets en imaginant une installation qui nous permettrait de regarder à travers une boîte lumineuse… A découvrir peut-être lors d’une prochaine exposition ?

Le site de Jacques Bonnot : http://arts-sensibles.org

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Nous quittions à peine Jacques Bonnot que nous sommes tombés sur Clément, le plus grand des deux Cls.

Rappelez-vous, Cls et Cls sont photographes à Grenoble et j’avais eu l’occasion d’évoquer sur ce blog une de leurs expositions à l’Atelier du 8. Nous nous retrouvons en terrain connu, les clichés nous étaient familiers, sauf rares exceptions comme une photographie réalisée avec du film qui momifie. Film alimentaire ? Ai-je demandé. En réalité, du film industriel, plus large, plus pratique d’utilisation… Toujours cette pince à linge avec la coccinelle si dérangeante… Cls et Cls ont depuis un an peu photographié, pris tous les deux dans d’autres projets. Le retour est cependant annoncé pour très bientôt, et cette présence au salon du livre érotique d’Evian en témoigne. Sur une table d’écolier, les publications de Chat Soleil. Quel rapport avec Chat Soleil, en-dehors de l’admiration que Cls et Cls semblent vouer à Bill Tong ? – et je fais remarquer que leurs univers me semblent d’ailleurs assez proches. Clément nous narre alors sa rencontre avec Laurent Benaïm récemment à Paris et c’est ainsi qu’il en est venu à proposer son livre Chair amie, lors de ce salon, ainsi que ceux de ses compères de Chat Soleil, qui édite donc Bill Tong, Hors cadres et Camille MM dont les illustrations sont familières à qui traîne sur les blogs érotiques.

Le site de Cls et Cls : http://www.clsetcls.com

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Enfin, la dernière exposition de ce rez-de-chaussée présente le travail d’Arix nommé Le roman de l’innocence.

Des femmes nues entourées de halos bleutés et rosés, des fleurs, des perles, un univers éthéré…. Arix vendait des coffrets Le roman de l’innocence avec 15 photographies 10×15 pour 40€. Un panneau expliquait qu’Arix avait été un temps influencé par David Hamilton avant de finalement créer son propre style. Malheureusement, le photographe n’était pas présent lorsque nous sommes passés, ni le lendemain lorsque je suis rapidement passée dire au revoir à Jacques Bonnot et à Clément avant notre départ, me semble-t-il.

Le site d’Arix : http://arixgallery.fr/