Écrit à la fin des années 40, le court roman La Nonne narre les aventures sexuelles de deux jeunes filles placées dans un couvent, la pure Agnès qui tente de conserver coûte que coûte sa virginité pour un voyage à Rome destiné à la faire dépuceler en haut lieu et sa cousine Martine qui a tôt fait d’apprendre comment bien traiter les queues qui passent à sa portée quand il ne s’agit pas d’agiter la langue pour soulager ses compagnes de dortoir. Il n’est pire lieu de débauche que le couvent et les meilleures prostituées y ont nécessairement séjourné.
Suivant la tradition des romans qui feignent de peindre les vices pour mieux louer la vertu, La Nonne ne couvre pas ses mots d’un voile de pudeur, le texte y est franchement et joyeusement pornographique.La Nonne, Comte d’Irancy, éd. La Musardine, coll. Lectures amoureuses, 7,95 €

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Le texte a été préalablement édité aux éditions Blanche avant de rejoindre cette collection de poche de La Musardine.

Présentation de l’éditeur :

Texte d’une pornographie franche, joyeuse et iconoclaste dans la tradition des textes érotiques anticléricaux, on sait peu de choses sur La Nonne, imprimée à 250 exemplaires à la fin des années 40… Ce roman raconte la découverte de la sexualité par deux jeunes couventines, Agnès et Martine, initiées par une mère supérieure nymphomane et un abbé vicieux. Emportées par les délices de la chair, les deux novices vont se lancer à corps perdu dans une exploration systématique de tous les domaines du plaisir pour finir putains dans la capitale. Un roman truculent dans un style vif et endiablé qui enchaîne les scènes les plus crues, tant pour choquer le lecteur que pour le troubler… ce qu’il réussit fort bien d’ailleurs.

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Extrait (p. 70) :
– Bien parlé, fit l’abbesse, le cul de cette salope doit être gardé comme un trésor.
– Sinon elle s’empalera sur le premier membre bandé, fût-il vérolé !
– Bien observé, fit sœur Irma, notre Supérieure connaît toutes les finesses du cœur féminin.