Jean-Louis Michel, un des Dix d’Historietas (éd. Edicool), livre que j’avais aimé, et qui a écrit aussi un thriller que j’ai lu à Noël, Fin de route (éd. Numeriklivres) dont je vous conseille en passant la lecture, a donné hier sur Facebook un lien vers une revue littéraire en ligne, Cohues. Le huitième du nom vient de paraître, mais c’est vers le numéro 4, « spécial sexe » que je me suis tournée.

Présentation de Cohues : « Le magazine de la Cohusion a pour but d’être une tribune d’expression pour de nouveaux auteurs, artistes, peintres proches de la ligne éditoriale de Cohues et de proposer à ses lecteurs un contenu complétement gratuit, sans aucune pub et si possible de qualité. Si vous souhaitez participer à ce magazine, contactez-nous ! »

Dans ce magazine Spécial sexe, un édito, des photos, quelques pages d’humeur, des nouvelles, des poèmes, un court-métrage, des portraits d’artistes dans un Panthéon, un épisode d’un feuilleton. Je me suis seulement intéressée aux nouvelles, les ayant toutes lues, et un peu à la poésie, genre littéraire que je fréquente moins. J’y ai prélevé cependant dans Poème d’amour sans amour ceci :

comme si l’amour

avait déjà sauté par

la fenêtre

et m’attendait là en bas

ratatiné, écrasé

sur le goudron poisseux

(Mike Kasprzak)

J’ai beaucoup aimé les nouvelles, où le sexe n’est pas rose, où la vie est triste et grise, où les hommes se débattent dans leur vie mesquine et ne voient pas le bout du tunnel.

Car les hommes, qu’est-ce ? « Ce ne sont après tout que des bites en maraude. » (J’aimerais trouver un masochiste intéressant, Wim’s) Il y a aussi les femmes et « l’ascension sociale du vagin étouffeur de pénis » (Duos habet et bene pedentes, Neon) ou encore « chaque jeune fille amoureuse obligée de devenir une pétasse d’élevage pour se faire tringler » (Supermarché, Lux Lisbon).

Les nouvelles sont imaginatives, inattendues, horrifiantes parfois. Des écrits qui cinglent.

Une excellente découverte pour ma part, et je vous invite vivement à rendre visite au site http://www.cohues.fr, à télécharger (gratuitement qui plus est) l’un ou l’autre numéro et à lire bien sûr !

(Page des magazines : http://www.cohues.fr/tous.php)