J’ai beaucoup d’admiration pour les textes de Jean Claude Thibaud. Après la publication de La Résidante du palais en juin, celle du poétique et épistolaire L’Oiseau des pluies en octobre, je suis heureuse de vous annoncer la toute récente publication, toujours dans la collection e-ros, de Chevauchements. Une œuvre un peu plus longue que les précédentes. Avec une architecture particulière, faite d’imbrications (d’où entre autres, ce titre, Chevauchements), de cul-de-sac, de portes ouvertes vers d’autres textes. C’est une œuvre que j’ai particulièrement aimée, pour cette recherche autour de l’écriture, pour ce thème de l’écriture, pour les jeux d’écriture. Alors évidemment ce n’est pas une œuvre qui fait que l’on s’astique le manche. Une œuvre érotique à certains égards, tout dépend de la définition que l’on donne à la littérature érotique (je vous rassure, il y a des scènes que l’on peut qualifier d’ « érotiques » sans aucun doute). Un livre sur le thème de la séduction, sur Maupassant aussi. Mais surtout un livre sur l’écriture. Voilà qui est dit.

Chevauchements est aussi une œuvre conclusive. Elle donne une cohérence à un ensemble, celui des publications de Jean Claude Thibaud dans la collection e-ros mais aussi au-delà (y est fait référence à une nouvelle policière que l’auteur a écrite et qui a été primée lors d’un concours littéraire). Jean Claude se consacre presque exclusivement à l’écriture théâtrale. Chevauchements pourrait ainsi se lire comme le dernier acte d’une pièce en trois actes.

L’illustration de couverture a été réalisée par Gier, et je suis heureuse que pour ce livre auteur et illustrateur aient pu communiquer et définir ensemble ce qu’ils souhaitaient.

Chevauchements, Jean Claude Thibaud, éd. Dominique Leroy, coll. e-ros & bagatelle, 2,49€  (formats pdf, ePub, mobi)