« Par les auteurs de Chambre 121 » est-il mentionné en gros caractères en première de couverture. Vous ne pouvez bien entendu pas ignorer ce qu’est Chambre 121. BD dont j’ai pour ma part lu un épisode, j’en avais parlé… sur mon ancien blog (billet à remettre en place ici, oui, je sais, ça traîne, il y a beaucoup à faire encore pour alimenter ce nouvel espace…)

J’aimais relativement Chambre 121. Pas un scénario extraordinaire, c’est même très léger, du sexe à tout bout de champ. Une BD facile et rapide à lire, distrayante, voilà. Voyage en profondeurs… J’ai moins apprécié. Un scénario décousu, des histoires farfelues avec un voyage au centre de la terre à la suite des écrits de Jules Verne, des dinosaures nommés Aristote ou Platon, des amazones, une princesse nymphomane et j’en passe. On ne peut guère faire plus farfelu, en somme. Ce peut être son attrait, si vous cherchez à lire quelque chose qui ne ressemble à rien de commun. Les personnages ne pensent quasiment qu’au sexe et forniquent à tout bout de champ. Mais… il y a une image censurée.

– Ce matin, nous n’avons pas seulement tiré un coup, non ?

– Ce matin, nous avons aussi fait l’amour, effectivement.

– C’est bien ce qui me semblait.

Case suivante : les personnage ne disent plus rien.

Case suivante : un bisou censuré.

Je le raconte, parce que c’est un passage qui m’a fait sourire. Le reste, moins.

Un petit mot d’Igor&Boccère : « C’est parce que l’expression pornographique est un espace de liberté sans barrières, qu’un récit comme Voyage en profondeurs a pu voir le jour. […] Récit d’improvisation continue, par épisodes de six pages au rythme de la parution mensuelle […] il emprunte (très) librement aux grandes œuvres, tous genres confondus et/ou pornographiques. […] C’est un méli-mélo […] » Une présentation qui vaut tous les commentaires.

Voyage en profondeurs, Igor & Boccère, éd. Dynamite, coll. Outrage, 13,50€