« On parle de tomber amoureuse, mais moi, je crois que j’ai glissé, glissé en amour, et mon regard est neuf, et j’aime tout de lui. », p. 62, extrait de Fraises alla puttanesca de Julie Derussy.

Ce texte n’est pas mon préféré, mais cette phrase est si belle tout en étant si simple… et peut-être est-ce la simplicité qui en fait la beauté.

Un jour de Saint-Valentin n’est-il pas adéquat pour lire des histoires d’amour ? D’autant plus qu’elles sont joyeusement accompagnées de sexe. C’est donc ce matin que j’ai commencé le volume, par la première nouvelle (car je fais preuve d’originalité : je lis les textes dans l’ordre proposé), Ça chauffe en cuisine, d’Octavie Delvaux. Et j’ai pensé que Osez… 20 histoires devrait avoir un hors-série spécial Octavie, avec vingt nouvelles de son cru. Je vote pour en tout cas ! Sa nouvelle, publiée dans ce recueil, intitulée It must be love est superbe, probablement ma préférée. Ceci dit, en dehors de ce qu’a écrit Octavie, il y a aussi d’autres bons textes.

L’amour et le sexe : je pense l’association difficile à écrire. Jamais peut-être je ne serai capable d’écrire une histoire d’amour. Et dans ce recueil, beaucoup sont parvenus à cette association, c’est tendre et érotique. Bref, j’applaudis à cette réussite. Mon propre texte n’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire de la solitude d’une fille un peu paumée qui se jette sur l’amour des autres, un jour de Saint-Valentin. Mon texte est donc peut-être un peu à côté de la plaque, mais enfin tant pis. Et pour ceux qui ne l’auront pas identifié, l’histoire se passe à Nancy. Queue du cinéma devant le Caméo, sortie du cinéma, telle que décrite, de l’UGC Saint-Jean, je nomme la rue, d’ailleurs. Fin de la parenthèse.

J’ai particulièrement aimé l’histoire d’amour écrite par Frida Ebneter, Le Vol d’Icare, où une jeune femme, en vacances en Bretagne chez sa grand-mère trouve un jeune homme endormi au détour d’une promenade ainsi que Mon cadeau de Vincent Rieussec avec l’ambiance du club Dimant bleu avec ses strip-teaseuses et ses malfrats. Je me suis amusée à lire L’Aphrodisiaque de Ian Cecil. Ses textes me font décidément souvent rire : j’en relisais un hier, pour une publication dans ma collection en fin d’année et je rigolais tout autant. Un coup de cœur pour Profanation de Sylvain Parker : un joli texte, émouvant.

Mon mari lit ce recueil depuis sa parution et n’a pas encore fini. Il faut dire qu’il lit dans le bus, certains jours, pendant quelques minutes seulement à chaque fois. Je lui avais proposé de rédiger un avis sur ce livre pour mon blog. Et finalement, j’aurai eu tort de ne pas lire le livre moi-même…

Osez… 20 histoires d’amour… et de sexe, éd. La Musardine, 8,20€