Le 11e numéro du magazine Cohues vient de paraître et se télécharge sur vos ordinateur, pour peu que vous vous rendiez sur cette page : http://www.cohues.fr/tous.php?file=cohues-11

Entre des photographies, des poèmes, et un certain nombre de nouvelles, vous y trouverez un petit texte personnel intitulé Les Pantoufles roses.

Avec une photographie de pantoufles… roses, oui, exactement celles dont il est question dans le texte.

Vous ne connaissez pas le fétichisme des grosses pantoufles en poil rose ? Agnès Giard raconte dans son livre Le Sexe bizarre (que je vous conseille vivement si vous ne l’avez pas lu) que l’on trouve même des fétichistes de la Victoire de Samothrace. Alors pourquoi pas des pantoufles roses ?

(photographie de Wojtek Mejor)

Dans cette histoire, un certain Fabien aime les pantoufles roses poilues. Ou plutôt découvre que celles-ci provoquent un certain émoi. Mais avant cela, il se transforme en vase.

C’est donc une histoire un peu bizarre, écrite à la troisième personne, ce dont je n’ai pas l’habitude. Pas de narratrice exubérante qui s’encanaille avec les premiers venus. Elle me manque, de fait, cette narratrice-là. Fabien peut sembler un peu pâle en comparaison. On ne sait guère ce qu’il pense, il fait les choses une à une, mécaniquement. Ce n’est pas un personnage sympathique, c’est un looser, un anti-héros pour parler français. Il ne lui arrive que des tuiles. Ou des pantoufles.

Le thème de la revue était : pas de thème. Ou plutôt, c’était « entièrement libre », ce que j’ai pris pour un thème alors que l’expression désignait l’absence de thème. J’ai donc écrit un texte sur la liberté. Peut-on être entièrement libre ? Et si c’était en l’étant le moins, pris dans ses obsessions, qu’on semblait l’être le plus, du moins à ses propres yeux ?

J’ai commencé l’écriture de ce texte il y a plus d’un an, pour le thème « jouir sans entraves » du site welovewords mais n’avais écrit que quelques paragraphes. J’avais laissé ça dans un coin, faute d’intérêt. Entièrement libre ? Je me suis souvenu de ce début de texte et l’ai poursuivi pour l’adresser à Cohues. Voilà pour la petite histoire…