Sélection de photographies érotiques contemporaines, sur plus de 400 pages, réalisée par Maxim Jakubowski (romancier que j’ai déjà évoqué à l’occasion de la lecture de Confessions d’un pornographe romantique), Le Grand livre de la photographie érotique volume 4 est un très beau livre.

Chaque photographe, dans un classement alphabétique de Nathan Appel à Waldemar Zagorski, raconte son parcours à la première personne ou est présenté à la troisième personne dans une courte notice biographique. Cinq autres pages sont consacrées à des clichés, généralement pleine page. L’unité d’ensemble est donné par le modèle, le même pour l’ensemble de la courte sélection.

Maxim Jakubowski écrit en introduction :

« En tant qu’écrivain de littérature érotique, je sais combien il est difficile de renouveler les évocations sensuelles du plaisir. Je ne puis qu’être admiratif de ces photographes hallucinants qui, eux, y parviennent toujours. »

Les photographies utilisent cependant certains motifs (attendus) de manière récurrente, comme l’eau, le miroir, mais aussi par exemple la poupée désarticulée chez Lauralyn Wilkins (p. 439) ou chez Alva Bernadine (p. 18).

Exprimant la simplicité et l’innocence ou la perversité, les photographies sont parfois tendres, parfois obscènes. La nudité y est parfois éclatante de vitalité, parfois morbide, selon les mises en scène. Il s’agit d’un panorama étendu de possibilités offertes par l’image pour exprimer les facettes de l’érotisme.

Le Grand Livre de la photographie érotique, volume 4, éd. Blanche, 25 € (en librairie à partir du 22 août)