J’ai évoqué le premier épisode, intitulé L’Examen médical. Je viens de lire le deuxième épisode de cette série Escadron Bio Super Élite, Les Aspirantes intitulé La Fiancée d’Orion.

Voici la notice de cet eBook :

Pas de répit pour la pauvre Stella! Elle n’a pas encore reçu son uniforme qu’un soldat lui fait une proposition assez directe. Et quand elle arrive enfin à se mettre quelque chose sur le dos, elle est tout de suite mise à l’épreuve. La terrible sergente Aki Rhys lui présente Orion, un monstre énorme couvert de plaques de métal et à l’énergie sexuelle presque infinie.

La Fiancée d’Orion. Curieux titre ! Orion est un « converti », sorte de végétal transformé en engin de guerre, armé bien sûr, capable de marcher, il s’agit d’un être vivant : dans le cockpit, des tentacules ondoient. Et, au milieu des tentacules végétales se trouvent deux pistils sexuels que la pilote doit insérer en elle afin de contrôler le « converti ». (On est alors très proche des images véhiculées par le hentai.) Curieux titre, parce qu’il ne s’agit pas de fiançailles, mais d’accouplement monstrueux. J’aurais plutôt intitulé cet épisode Le Pistil d’Orion par exemple…

Comme dans le premier épisode, le sexe est omniprésent. La honte et l’humiliation de Stella sont récurrentes et aident encore la jeune femme à laisser monter son excitation, préalable nécessaire au pilotage d’un converti, même si une bonne dose de lubrifiant est fortement recommandée. La chef de Stella, Rhys, disons-le, est une peau de vache. Et pour avoir ordonné à Stella de monter dans la cabine de pilotage du converti sans préparation (autre que la lubrification et les attouchements qu’elle lui fait subir), elle est passible de cour martiale.

Autant le vocabulaire est explicite, autant parfois les mots sont étrangement tus. Ainsi en est-il d’un court passage où les aspirantes sont au vestiaire. L’expression « faire ça » désigne alors la masturbation.

« Faire ça avec des filles n’était pas dans ses habitudes », p. 8/29

Il y a aussi un passage où c’est le jargon de Rhys qui dissimule la réalité sexuelle de l’acte, une « traduction » est alors mentionnée :

– « Serrer à sec », chef ?

– Ça vous arrive de comprendre ce qu’on vous dit ? Le pistil sexuel de ce Converti va vous déchirer si vous n’utilisez pas de lubrifiant.

« Serrer », c’était le jargon de l’armée pour désigner la pénétration du pistil. (p. 11/29)

J’ai retrouvé dans ce deuxième épisode ce même souci de comparer les poitrines de chacune, ce qui n’est en réalité d’aucune utilité pour le récit, sauf lorsque l’on souligne que lorsque Stella court nue, sa poitrine s’agite, c’est une source d’humiliation supplémentaire pour elle d’être vue avec des seins ballotants. Stella est prise en grippe par Rhys, mais doit aussi se confronter aux rires moqueurs de ses consœurs. Sorte de bouc émissaire, elle est conduite à Orion, mais semble s’être mieux sortie de cette épreuve qu’on ne l’imaginait. Un mystère plane en fin d’épisode sur les capacités de Stella…

Je regrette que cet épisode ne donne pas, et c’était déjà le cas dans le précédent, d’informations plus larges sur le monde dans lequel évoluent les personnages. On y apprend que la base militaire se situe dans le Nevada, mais c’est à peu près tout. Il me manque ces éléments contextuels, il me manque d’en savoir davantage sur les êtres hybrides que sont les convertis ou les métisses comme Stella à la peu verdissant au soleil. Peut-être, et il faut l’espérer, de telles informations se trouveront dans les épisodes suivants.

Bien que de taille assez similaire (une vingtaine de pages), ce deuxième épisode est d’un prix nettement supérieur au premier, et cela me semble dommage car la série (j’ignore cependant combien d’épisodes seront écrits) risque d’être disponible au final à un prix relativement élevé.

Escadron Bio Super Élite, épisode 2 : La Fiancée d’Orion, Annie May, éd. Les Chemins obscurs, coll. Les Chemins secrets, 2,99$ USD (soit 2,20€ environ)