Le thème de la fessée érotique, proposé pour un appel à textes de la collection e-ros, a produit bien plus que le recueil À corps et à cris. J’avais en effet sélectionné cinq textes pour ce recueil. Bien d’autres m’étaient parvenus. Gilles Milo-Vacéri avait ainsi proposé dix courtes nouvelles. Une d’entre elles avait été retenue pour À corps et à cris, une autre m’a donné l’idée de créer un recueil sur le thème du triolisme. Dans Triolisme, Scènes à trois personnages, nous trouvons ainsi une fessée, celle du texte Plateau télé. Un texte de François Chabert que je n’ai pas gardé pour le recueil thématique a trouvé une nouvelle vie dans Le Chant du couple. Voilà la collection e-ros ! Mais au-delà de cette collection, d’autres eBooks se sont crées : Gilles Milo-Vacéri a ainsi publié aux éditions HQN Si les fessées m’était contées. Et aux éditions L’ivre-book, il y a eu À toute volée.

Plusieurs auteurs dont les textes n’ont pas été retenus se sont en effet associés et ont envisagé de créer un livre numérique à partir de leurs différents textes. Puis d’autres auteurs ont été sollicités. Et au final, c’est le livre numérique À toute volée qui est paru récemment. La direction de l’ouvrage a été confiée à Clarissa Rivière, également auteure d’une nouvelle dans ce recueil.

La lecture d’À toute volée ne m’a donc pas ménagé beaucoup de surprises. Je connaissais plusieurs textes, les premiers du recueil : La Portière de Miss Kat, Duo d’Ysalis K.S., Le Dîner de Claire de la Chatlys, La Correction d’Erik Torrent, Cher Directeur de Clarissa Rivière et ne les ai donc pas relus.

Le titre Les Rêves de la guitare nous oriente à nouveau vers la musique. À nouveau, parce que Julie Derussy a publié précédemment Piano, chez le même éditeur. Musicalité du texte, encore :

« Dans mes rêves, il n’y avait pas de spectateurs. Je me dédoublais pour elle, j’étais le guitariste et le cavalier, je la faisais danser, et mes mains glissaient sur le rouge de sa robe, sur le miel de sa chair. […] C’était de la musique, toujours, ce claquement de ma main sur ses chairs, ce gémissement de sa bouche, elle était la guitare entre mes mains, et je jouais d’elle, en rythme, violemment, jusqu’à voir l’ambre de ses fesses se marbrer d’un rouge plus intense que celui de sa jupe. »

Sans doute mon préféré.

Une mention particulière aussi pour L’Autostoppeuse d’Aline Tosca.

« Quand elle est entrée dans la voiture, tout s’est froissé : sa jupette, le cuir du siège passager, mes convictions et ma fidélité. »

Et une aussi pour la couverture, qui propose une illustration de Denis !

À toute volée, Collectif, sous la direction de Clarissa Rivière, éd. L’ivre-book, coll. L’ivre des sens, 2,49€