filles-bien-avalent-pasLe sexe qui rit est une nouvelle collection des éditions La Musardine. Un petit format, 128 pages en gros caractères, des illustrations en noir et blanc (schémas, photos), un jeu sur la typographie. Un petit livre qui ne se veut pas sérieux, quoique… On n’y dit pas que des bêtises ! On y trouve un certain nombre d’infos, et surtout, on y déconstruit des clichés.

Le premier opus est Les filles bien n’avalent pas et autres clichés sur la vie sexuelle des filles de Marie Minelli.

L’auteure a déjà publié des guides sexo dans la collection Osez ! J’ai lu celui sur les sex-friends, qui ne m’avaient pas spécialement emballée (mais je ne trouve pas le sujet lui-même particulièrement emballant, cela explique donc mon manque d’enthousiasme à son sujet). Elle a récemment publié un roman, Sexe, mensonges et banlieue chaude, que je ne suis pas parvenue à lire. Par contre, j’ai lu quelques nouvelles dans les recueils collectifs de la collection Osez 20 histoires de sexe qui passaient plutôt bien.

Il me semble en tout cas que le style de l’auteure se prête davantage à ce genre de petit livre d’humour. Un ton direct, cru, un langage courant voire familier, des néologismes (« sexytude » par exemple) et des tournures de phrases du langage parlé.

Le livre égrène des idées reçues. « Les filles bien n’avalent pas » est l’une d’elles. En voici quelques autres :

« Les filles adorent les gros machos jaloux et violents ». En deux pages, Marie Minelli démonte avec humour cette idée tenace (qui me gonfle quand je l’entends, j’ai donc envie de dire merci à l’auteure).

« Les filles sont prêtes à souffrir pour être belles ». Qui ne l’a pas entendu ? Et crack, un grand coup de peigne arrache les cheveux quand on est gamine, des cheveux longs et bien entendu des nœuds sur toutes les mèches. Ma fille, dans la vie, faut souffrir pour être belle ! Marie Minelli ne parle pas de chevelure arrachée mais de recourbe-cils, de manucure et d’épilation. « eh ben non, désolée » et « hors de question » sont ses conclusions.

« Les filles ont toutes une copine de fac à qui elles ont roulé une pelle pendant une soirée pyjama. »

« Les filles prennent la pilule (tous les soirs) (à 20 heures 10) (pétantes). » Pour avoir essayé de m’y tenir, je peux dire que mon calendrier ressemblait à celui de la page 80 et que je n’ai été délivrée de cette impossible gestion de la pilule contraceptive que par… un autre mode de contraception.

Trente-cinq idées reçues détaillées, cinquante citées au total. Et un petit test final : êtes-vous une fille bien ? En fonction du résultat, vous pourrez faire passer le livre à quelqu’un d’autre ou le relire…

Un petit livre sympa qui sort le 25 septembre.

Les filles bien n’avalent pas, Marie Minelli, éd. La Musardine, coll. Le sexe qui rit, 5,90€