osez-histoires-punitions-sexuellesAprès des thèmes qui ne m’intéressaient pas, soit parce que l’an 2050 et la science fiction, bof, ce n’est pas ma tasse de thé, soit parce que « sauf dans un lit » me semblait un thème passe-partout, ce thème de la « punition sexuelle » m’a attirée. J’ai donc été ravie de pouvoir obtenir ce service presse et de lire ce recueil.

Trois nouvelles m’ont particulièrement plu :

– Amours félines de Noann Lyne, où deux femmes se punissent à tour de rôle des paroles blessantes qu’elles ont pu prononcer l’une contre l’autre. Mais l’ardeur des punitions ne se valent pas. L’une maîtrise davantage la situation que l’autre… Un texte superbement écrit.

– Emma de Cassandra Maraval. Je croise cette auteure sur facebook, mais je crois n’avoir jamais lu rien d’elle (ou peut-être l’ai-je fait, mais oublié?) Ce texte-ci est très beau. Vengeance d’un homme frustré, dont une femme se joue depuis trop longtemps…

– Fallait pas de Pierre des Esseintes. Un texte crade, tout de même, mais si l’on passe outre l’intérêt des personnages pour la merde, on ne peut que se laisser entraîner par ce texte où un homme passe la nuit chez des amis, dans leur lit, puisqu’il y a de la place pour trois… Emoustillé par leurs confidences sexuelles, ne pouvant trouver le sommeil, il se laisse entraîner par l’attrait du corps chaud de… l’homme. Chut, je ne raconte pas la suite…

Je n’ai pas réussi à lire deux nouvelles :

– A confesse de Julien Ligny. Je n’ai pas réussi à m’intéresser au texte, après quelques lignes. Bon, c’est comme ça, il y a des textes qui ne me disent rien.

– La Trace d’Aline Tosca. Une nouvelle écrite sans point, c’est trop pour moi, j’ai besoin du repère des phrases, de coupures nettes, d’une mise en pages avec des paragraphes.

Une mention particulière pour le texte de Carlo Vivari, La Dolce Vita : je pense que cette histoire aurait mérité un développement plus conséquent, elle me semblait partie pour constituer un récit beaucoup plus ample. La chute arrive ainsi trop brusquement, comme s’il avait fallu mettre un point pour répondre à des exigences de longueur. Le cadre, les personnages, on avait une telle profusion d’indications qu’il est dommage de ne pas avoir poursuivi… Il y aurait eu matière à en faire un roman, peut-être.

Promenons-nous d’Anne de Bonbecque m’a plu aussi. J’ai cependant peu goûté à la présence du sanglier voyeur.

J’aime beaucoup la plume de Frédérique Gabert, mais sa nouvelle Le Diable au corps ne m’a pas particulièrement plu, je peine à suivre les soudaines motivations du professeur à choisir de « punir » ainsi son élève.

Garance d’Olivier Humbert m’a fait sourire. Cream Cheese d’Aude Alisque aussi, lors du « glaçage » du sexe de l’homme indélicat.

Les coups qui pleuvent tandis que l’homme poursuit son cunnilingus, dans la nouvelle Jalousie féroce de Clarissa Rivière ne semblent pas très crédibles, mais l’histoire de cette rencontre entre deux libertins est touchante et belle.

Vagin maudit de Daniel Nguyen est un peu glauque… je me souviens encore du texte que l’auteur avait écrit pour le thème « vampire » qui m’avait écœuré. Cette fois, ouf ! le texte passe beaucoup mieux.

Je n’ai pas fait le tour de toutes les nouvelles, mais celles que je n’ai pas évoquées m’ont semblé correctes ou plaisantes.

Osez… 20 histoires de punitions sexuelles, Collectif, éd. La Musardine, coll. Osez 20 histoires de sexe, 8,20€