péché-chair-esparbec« Nous entrons dans une ère de commercialisation générale du cul, accompagné d’un discours « déculpabilisant » centré sur la notion du « plaisir ». Le sexe a été transformé en marchandise ou, pour citer Adorno et Debord : en spectacle. L’image (la mode à a remplacé la chose. »

Je ne donne pas tort à Esparbec, et son introduction m’a plu. Les textes qui suivent aussi. Quatre chapitres, deux récits différents, un livre numérique de 31 pages sur ma liseuse, quelques aventures dérangeantes, excitantes, un brin perverses.

Le notaire et ses attouchements vaginaux, auprès de la fille quand elle est seule, auprès de la mère, avec la fille pour le seconder.

Un couple à la libido ramollie tente une expérience de candaulisme. La femme feint de s’y plier de mauvaise grâce.

« Je n’en revenais pas de constater ma docilité, et avec quelle sournoise avidité, tout en arborant hypocritement une moue contrariée, je me pliais aux injonctions de Nicolas, comment je laissais les trois salauds à qui il m’offrait venir à tour de rôle me peloter les nichons et enfiler leurs doigts dans mes orifices. » (pp. 20-21)

Et puis bien sûr, ensuite, en l’absence du mari, les trois-là rappliquent…

En postface :

« Autrefois, je pensais que les romans pornographiques servaient à remplacer le sexe pour ceux qui en manquaient ; en vieillissant, je constate exactement le contraire. C’est le sexe qui imite la pornographie. »

Le Péché de chair, Esparbec, éd. La Musardine, téléchargement gratuit