Macabres-cambruresEn ce mois de novembre devait être publié un roman de Roman K., sauf que le romancier a préféré retravailler intégralement son texte, qui était assez ancien, pour le rendre plus conforme à ce qu’il souhaitait voir édité actuellement. J’espère que le projet va aboutir, car j’avais beaucoup aimé le précédent roman, Les Trips insulaires de Carline et le court récit qui avait été publié à sa suite, Tulle doré. Donc, il y a quelques mois, j’avais une vacance pour ce mois de novembre. Par chance, Jip m’a adressé un recueil de nouvelles, Macabres Cambrures que j’ai lu immédiatement et qui m’a beaucoup plu. Le nom de l’auteur ne m’était pas familier, je ne me suis rendu compte que par la suite que j’avais déjà lu un ou deux textes sous son nom dans des collectifs de la Musardine. L’auteur a également écrit des pièces de théâtre qui ont été jouées et qu’il a auto-éditées. Et puis, tant que nous y sommes, je peux aussi dévoiler que la collaboration avec les éditions Dominique Leroy va se poursuivre puisqu’un roman vient d’être accepté. Vous pourrez le lire dans un an dans la collection e-ros…

Ce recueil de nouvelles érotiques, Macabres Cambrures, met en scène deux personnages qui reviennent constamment, Jean et Cléo. Sauf que chaque nouvelle remet, si je peux dire, le compteur à zéro : les personnages sont les mêmes et pourtant à chaque fois différents, il n’y pas de chronologie entre les textes, chaque nouvelle fonctionne indépendamment de la précédente. Les nouvelles peuvent être assez oppressantes. Le thème de l’enfermement est récurrent. La mort aussi. Le désir y trouve son apothéose.

Les lecteurs qui souhaitent lire de l’érotisme et que de l’érotisme, qui souhaitent des textes excitants et rien que ça, seront gênés par ce recueil, sans aucun doute. Les lecteurs qui souhaitent découvrir des textes originaux, difficilement classables dans un genre défini, étranges, déroutants, seront, je le pense, ravis de cette découverte littéraire.

Macabres Cambrures, Jip, éd. Dominique Leroy, coll. e-ros & bagatelle, 2,99€