Je serai absente au moment de la publication des deux livres numériques du mois dans la collection e-ros. Je prends donc les devants pour évoquer ces textes, qui ne pourront être téléchargés qu’à partir du 20 décembre sur le site de la maison d’édition, puis les jours suivants sur l’ensemble des librairies numériques. Pour commencer, je vais évoquer La Soubrette de Ian Cecil.

Soubrette-Ian-CecilIl y a un an tout juste était publié Initiation d’un soumis, du même auteur. La Soubrette est le pendant féminin de ce texte. Une jeune fille fraîchement diplômée est employée auprès d’une personne âgée, doit porter une tenue de soubrette digne des déguisements que l’on trouve en sexshops et surtout obéir, à la mère comme à la fille, une femme policier. Ce texte court (moins de 20 000 signes) est très cru. A réserver pour des lecteurs peu farouches qu’un peu de violence n’effrait pas. Pour ma part, j’aime bien ce texte, comme j’avais aimé d’ailleurs Initiation d’un soumis (ce dernier étant plus violent que La Soubrette). Le personnage se trouve pris dans les mailles crochetées par le duo mère-fille, s’y empêtre, ne peut s’en sortir et, honteusement, aime ça.

La première nouvelle est suivie d’une deuxième, Le Scorpion. Son ambiance sombre fait que je l’aime moins. Le texte est bien mené, propose même un retournement de situation et peut donc plaire à des lecteurs moins sensibles que moi. L’histoire se déroule dans une prison, avec la menace d’une chaise électrique. C’est assez angoissant…

La conception de ce livre n’a pas été sans heurt, puisque, après avoir retenu La Soubrette, le premier texte, il restait suffisamment de place pour un deuxième texte. Or, celui-ci devait également s’inscrire dans la collection e-ros D/s, donc présenter une domination exercée sur un être. Il y a eu plusieurs propositions de la part de l’auteur. L’une, je me souviens, se déroulait à Venise. Elle ne m’a pas convaincue. Une autre dans un établissement scolaire. Ni l’un ni l’autre ne me paraissait pouvoir s’associer à La Soubrette. Le choix s’est finalement porté sur Le Scorpion, puisqu’il y a un réel pouvoir exercé par le mari ou par la femme, même si on s’éloigne d’une situation commune, de la vie quotidienne, du premier texte.

L’illustration de couverture a été réalisée par Chairminator. Là aussi, beaucoup d’hésitations avant la version finale. Chairminator avait d’abord représenté la soubrette, le décor et la policière. Mais le personnage de la soubrette semblait si bête… Certes, dans le texte, la jeune femme n’est pas particulièrement brillante et se laisse facilement influencer, mais de là à lui donner un air si naïf… Après des essais de passage à un autre plan de l’illustration, nous avons pensé que le plumeau seul, posé sur la commode en premier plan, pouvait suffire à évoquer le personnage, situé hors champ de vision. Et la surveillance même de la policière s’en trouvait justifiée. L’absence du personnage principal pouvait laisser imaginer une situation équivoque…

La Soubrette, suivi de Le Scorpion, Ian Cecil, éd. Dominique Leroy, collection e-ros D/s, 1,99€