collier-cuir-scarlaUn agent immobilier peu sûr de lui et mal à l’aise avec la gent féminine fait visiter une maison à une femme époustouflante de beauté et d’assurance. Il se tortille, rougit, ne peut s’empêcher de bander (et de se masturber en cachette), son forfait est découvert, et voilà comment il se trouve sous l’emprise de celle qu’il appellera dorénavant Maîtresse. Cet homme, le narrateur, enchaîne ainsi les péripéties toutes plus scabreuses les unes que les autres et se trouve en prise avec non pas une femme, cette maîtresse qui lui fait porter un collier de chien, mais trois… Trois femmes qui ne le laissent plus en paix, des harpies aux étranges fantasmes. Dire que sa vie était si calme auparavant ! Quel imbroglio à présent !

« Au fond, je ne suis pas étonné de la voir. Je ne vois plus ce qui pourrait me surprendre, aujourd’hui. J’ai eu ma dose. Tout lui dire ? Impensable, c’est un tel sac de nœuds, qu’est-ce qui m’arrive ? J’étais tranquille, seul, peut-être un peu trop et voilà, elles me tombent toutes dans les bras. » (p. 105)

Les situations sont cocasses, le rythme des journées et des expériences enlevé. Le Collier de cuir est un roman très attractif où un narrateur se débat entre ses pulsions, ses désirs, sa volonté mollassonne et quelques sursauts de lucidité. A moins qu’il ne faille croire qu’il était prédestiné à une telle vie, que par essence, il est un esclave pour dames, et que ces femmes n’ont fait que le révéler…

Le collier de cuir, Scarla, éd. La Musardine, coll. Lectures amoureuses, 7,95€