Dresser-esclaveL’auteur, Eros Power, m’a adressé ce guide, Dresser un ou une esclave consentante, il y a plusieurs mois. Après en avoir lu quelques pages et l’avoir laissé de côté pour privilégier des œuvres de fiction, je me suis penchée à nouveau sur ses 177 pages (selon ma liseuse) et les ai terminées aujourd’hui. Il s’agit d’un eBook auto-édité que l’on trouve sur Amazon notamment. Un deuxième volume est paru par la suite : Comment trouver une soumise : manuel de rencontre à l’usage des personnes dominantes.

Ce guide, je le place dans la partie « littérature érotique » de mon blog, bien qu’il ne s’agisse pas d’érotisme. Il y est question de sexualité, mais dans une assez faible proportion. L’esclave sert au bien-être du maître (avec majuscule selon la terminologie utilisée dans le livre), y compris au bien-être sexuel. Cela fait partie de ses fonctions.

Les personnes qui voudraient lire un livre émoustillant sur les rapports Maître/esclave (quel que soit le genre du Maître et de l’esclave) passeront donc leur chemin. Rien de folichon dans l’ouvrage. Il s’agit de l’expression d’une pensée claire sur ce qu’est le dressage, ce qu’il implique de part et d’autre et comment le réussir au mieux. La notion de respect y est développée. Et surtout, celle de consentement, terme qui figure dans le titre. Finalement, dresser un esclave consentant, c’est quasiment un pléonasme. Un esclave ne peut être que consentant, sinon il s’agit d’une relation qui doit être dénoncée et punie par la loi.

On peut lire dans cet ouvrage de longs passages sur le lâcher-prise de l’esclave, lorsque celui-ci pleure notamment, étape cruciale du noviciat (le noviciat dont il est question dans ce livre intervient après les premiers contacts, les conversations qui permettent d’amorcer la relation, il s’agit d’une sorte de « période d’essai », est la période de dressage par excellence, avant la remise du collier qui définit le début de la relation durable Maître/esclave).

Le livre a, je trouve, des défauts de composition. Plusieurs points sont évoqués, puis ré-évoqués ultérieurement. Ces répétitions me semblent inutiles. Une meilleure structuration aurait permis de les éviter. Il est néanmoins pédagogique, facile à lire même pour quelqu’un qui n’y connaît rien. Il démonte, ce que je trouve intéressant également, des attitudes peu dignes d’une véritable relation Maître/esclave.

A titre personnel, une référence littéraire m’a intriguée. Je m’éloigne du propos du livre, le titre mentionné n’est qu’anecdotique dans l’ouvrage, mais j’ai découvert grâce à Dresser un ou une esclave consentante l’existence d’un roman japonais publié après la 2nde guerre mondiale : Yapou bétail humain. J’y ai aussi surligné quelques références de sites Internet que j’explorerai peut-être un jour.

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