Carnets-secrets-von-Götha-JoubertLe titre, Les Carnets secrets d’Erich von Götha, rappelle le titre Les Carnets secrets de Janice.

Je connais très peu Erich von Götha, et ce beau livre m’a beaucoup appris et sur l’homme et sur l’œuvre. Même lorsque l’on est familier de l’œuvre d’ailleurs, on ne peut qu’en découvrir encore grâce à ce volume qui présente des pièces introuvables, des inédits et des planches à paraître (Crimes et Châtiments aux éditions Astarté).

Publicitaire, le dessinateur a d’abord existé sous son vrai nom avant d’arborer ce titre de Baron qu’il donne à un des personnages récurrents dans la revue Torrid, parue outre-manche, qu’il a créée et alimentée à lui seul. La censure était telle au Royaume-Uni que les pénétrations étaient masquées et les verges pendaient à demi-molles… Après des débuts dans son pays, Erich von Götha publie en France. Les Malheurs de Janice, en quatre tomes, est son œuvre sans doute la plus connue, mais bien d’autres titres, Le Rêve de Cécile, Twenty, etc. parsèment sa longue carrière.

Bernard Joubert, qui a collaboré aux tomes 3 et 4 des Malheurs de Janice, dresse un portrait détaillé du dessinateur – ou plutôt de son œuvre car l’homme reste dans l’ombre de ses parutions –  et l’accompagne de très nombreuses (et magnifiques) planches, couvertures de magazines ou de livres – et même de publicités pour le début de sa carrière, d’explications aussi sur sa façon de travailler, notamment depuis l’avènement de l’informatique. Ce livre de plus de 140 pages est réellement passionnant.

Les Carnets secrets d’Erich von Götha, Bernard Joubert, éd. Dynamite, 24,90€