Amabilia-1-nue-masqueJ’ai lu le premier volet des aventures d’Amabilia, Nue sous le masque, en PDF, quelques jours avant mon déménagement et n’ai pas pu vous en parler plus tôt. Cette BD, j’en avais entendu parler sur Facebook : elle avait été tout d’abord auto-éditée avant de rejoindre le site BDadultes de la Musardine pour une édition en format numérique. Dommage que ce ne soit d’ailleurs qu’en format numérique car les illustrations sont si belles, les contrastes blanc-noir ressortiraient si bien sur le papier… Mais d’un autre côté, c’est une chance pour moi car j’ai pu ainsi obtenir un service presse en format PDF de ce tome 1 et je lirai très bientôt le tome 2.

Du blanc, du noir, mais aussi des touches de rouge. Simple, aussi simple que l’histoire qui est contée : celle d’une rencontre. Il et elle se croisent dans une fête, se parlent à peine mais se rejoignent et font l’amour. Je parlais de contraste avec le blanc et le noir, mais il y a aussi tout un jeu de contrastes entre leur silence et la vie trépidante, les discussions autour de ces deux êtres, à la fête ou dans le taxi (où le chauffeur pérore – cette scène m’a fait penser à Madame Bovary de Flaubert quand la déclaration d’amour de Rodolphe est entrecoupée des discours des comices agricoles, même si la portée est très différente. Il y a tout de même un effet comique dans le discours du chauffeur de taxi, lorsque ce dernier évoque la nécessité de courtiser longuement sa belle alors que les personnes qu’il transporte ne se connaissent pas et vont satisfaire immédiatement leur désir).

Une bulle se crée autour d’eux, rien ne les atteint, ils sont seuls au monde. C’est simple et beau.

Amabilia, t. 1, Nue sous le masque, E. et T. Raven, éd. La Musardine, 4,49€