Orgie-en-merJ’ai lu Orgie en mer d’Erika Sauw sans savoir que le texte était en lien avec un autre titre de l’auteure, La Planète du sexe. J’avais  aimé La Planète du sexe (renommé depuis La Planète des femmes), notamment pour son humour. Ce n’est malheureusement pas un ingrédient présent dans Orgie en mer.
Le titre se termine par l’annonce de la publication d’une suite, qui ne semble pas être d’actualité.

En bord de mer, Franck, un homme très riche aborde une jeune femme particulièrement belle, mais aussi curieusement blanche. Elle souffre d’une maladie de peau qui lui interdit de bronzer et lui fait porter en journée des lunettes de soleil. Franck est très attiré par cette femme, pas seulement physiquement : il s’éprend d’elle. Amélie, par contre, n’a qu’une chose en tête et l’affirme clairement : le sexe. Et elle tient par dessus tout à trouver des partenaires correctement membrés. Franck satisfait ce goût. Il lui propose même davantage : lui permettre de l’accompagner à une « orgie en mer », sur le yacht d’un ami.

Ce qui va se passer sur le yacht – après quelques scènes sexuelles – transforme radicalement le récit. Je pensais qu’il s’agirait de littérature érotique et de rien d’autre, mais ce n’est pas du tout le cas. Je ne suis pas vraiment sensible à cette irruption de la SF. Dans Zone d’expérimentation sexuelle, autre titre de l’auteure, l’irruption de la SF (dont je n’étais pas fan non plus) était accompagnée d’humour qui m’avait fait apprécier le texte. Dans La Planète du sexe (ou plutôt des femmes désormais), le titre seul suffisait à orienter le récit vers la SF, je lisais donc en connaissance de cause. Avec Orgie en mer, j’ai été déçue dans mon attente. J’aurais aimé lire une orgie autrement plus développée (c’est, après tout, ce qui donne le titre du récit), dans un récit érotique avec une fin plus conventionnelle.

Orgie en mer, Erika Sauw, éd. Artalys, 2,49€