meilleures-blagues-cochonnesDans la jeune collection Le sexe qui rit, les éditions La Musardine publient un recueil de blagues, intitulé Les meilleurs blagues cochonnes. Un petit format, une petite centaine de pages, différentes typographies et tailles de caractères, des mises en situation des blagues à l’aide de bulles ou d’écran de téléphone mobile (comme si les répliques étaient des échanges de SMS), quelques illustrations aussi (un homme qui rit, une religieuse qui menace d’une arme à feu,…). On peut regretter que ces illustrations sont dupliquées. Quelques citations sont proposées, dans un cadre fleuri. Voilà pour la forme. Pour le fond : ce sont des blagues cochonnes, comme le titre l’indique, il ne faut pas y rechercher quoi que ce soit de sophistiqué, c’est grivois, sexiste souvent, avec des blondes stupides, des femmes idiotes, de mauvais goût très souvent, amusant aussi malgré tout (si, tout de même, j’ai souri à plusieurs reprises, même si j’ai trouvé un certain nombre de blagues très mauvaises et pas drôles du tout)…

Je ne suis pas sûre que le vichy rose en couverture soit une bonne idée, parce que pour les lecteurs de la Musardine, cela fait penser indéniablement à Sex in the kitchen. Et ce n’est du tout du même registre.

Je vous cite une petite blague que j’ai trouvée écœurante (si vous mangez des spaghetti ce midi, vous y penserez et me remercierez) : Un ver de terre sort d’un plat de spaghettis. (Je me rends compte que personnellement je ne mets pas de s, considérant que le i est une forme de pluriel en italien et que cela suffit. Diable, une question de grammaire se pose dans un livre de blagues cochonnes !) « Quelle partouze ! » s’écrie-t-il, épuisé.

Je connaissais déjà un certain nombre de ces blagues, parce que c’est le genre de propos que l’on entend ou que l’on lit, ici ou là. L’intérêt du livre, c’est de les avoir toutes, ainsi collectées, sous la main. De pouvoir retrouver celle que l’on a entendue et dont on ne se rappelle plus. On pourrait d’ailleurs imaginer une anthologie plus structurée, avec des mots-clefs en fin d’ouvrage qui permettraient de retrouver plus facilement la blague recherchée. J’imaginerais aussi une collecte presque scientifique, une sorte d’état des lieux de la blague cochonne au XXIe siècle, peut-être une anthologie historique de la blague grivoise. D’un point de vue linguistique, d’un point de vue sociologique aussi, ce ne serait pas inintéressant. Imaginez un étudiant faisant un doctorat sur la blague cochonne…  Enfin bon, c’est hors propos, mais il faudrait y songer…

Les meilleurs blagues cochonnes, éd. La Musardine, coll. le sexe qui rit, 5,90€