jeux-amantsCette semaine est paru Jeux d’amants, recueil collectif de nouvelles des éditions Collection Paulette orchestré par Clarissa Rivière, à partir d’un appel à textes lancé l’été dernier. Y sont publiés : La Seconde Vie d’un olisbos (mon texte), Brelan de Julie Derussy, Elle de Louise Laëdec, Des Jeux d’hommes de Manuel Ruiz, Les secrets de la peau lisse de Noann Lyne et La Prime d’Eric Cécile Parques. Il n’y a que Manuel Ruiz qui m’était inconnu en tant qu’auteur (je savais qu’il écrivait mais n’avait encore jamais rien lu de lui). De Julie Derussy, j’ai lu de nombreuses nouvelles érotiques, aux éditions La Musardine ou dans la collection e-ros bien sûr, mais aussi un roman publié aux éditions du 38. De Louise Laëdec, j’ai encore peu lu : un texte aux éditions La Musardine et une nouvelle qui sera publiée cet été dans la collection e-ros. De Noann Lyne, c’est comme pour Julie Derussy : j’ai lu quantité de textes, à la Musardine, à Sous la cape, et puis dans la collection e-ros. Enfin, le nom d’Eric Cécile Parques m’est aussi connu pour des nouvelles publiées à la Musardine, dans la collection Osez 20 histoires où finalement tout le monde ou presque se retrouve un jour ou l’autre.

Je ne dis rien de mon texte, parce que je l’ai plus ou moins déjà évoqué, je vous laisse donc le découvrir. Le texte que je préfère, dans Jeux d’amants, est Brelan de Julie Derussy. Une poker entre amis, une seule femme (dotée d’une opulente poitrine) et un jeu qui dérive. C’est assez simple, attendu, mais l’écriture est belle. Elle de Louise Laëdec est un texte plaisant. J’ai malheureusement compris dès les premières lignes quelle en serait la conclusion ; dommage que le texte n’ait pas fonctionné sur moi, ce doit être plaisant de se laisser mener à la découverte finale. Les Secrets de la peau lisse met en scène un couple surpris par des policiers, une histoire de mœurs, un procès verbal à rédiger. Tout est affaire de position, les uns dominent les autres, à moins que le jeu ne s’inverse. Ce n’est pas mon texte préféré de Noann Lyne, mais il demeure agréable à lire. Des Jeux d’hommes n’est pas spécialement érotique, je l’aurais préféré tel, mais l’histoire se déroule sans heurt, sans fausse note. La Prime est assez étrange, on comprend mal les tenants et les aboutissants, mais j’ai aimé la rédaction des gages : c’est bien formulé et amusant.

Jeux d’amants me semble un recueil cohérent, il n’y a pas de dissonance, mais c’est assez calme. En somme, une lecture que l’on pourrait qualifier de plaisante (ce que j’ai fait individuellement d’ailleurs un peu plus haut). Les textes s’enchaînent vite, je n’ai mis que quelques minutes pour lire l’ensemble. Cela ne laisse malheureusement pas un souvenir impérissable. Le recueil est un peu trop lisse à mon goût.

Jeux d’amants, Collectif, coll. Paulette, 1,99€