A-coeur-perversUn recueil de nouvelles d’Octavie Delvaux, j’en avais rêvé. Si si, j’étais convaincue que ce serait extra de rassembler ses nouvelles éparses dans un seul livre. Et j’ai été exaucée. A cœur pervers réunit à la fois des nouvelles précédemment publiées dans la collection Osez 20 histoires (ainsi qu’une nouvelle publiée dans un collectif des éditions Blanche) et de nouveaux écrits. Il faut sans doute le préciser auprès des lecteurs qui ne connaissent la collection Osez 20 histoires des éditions La Musardine qu’à travers de récentes publications : Octavie Delvaux a longtemps publié (et avec bonheur tant ses nouvelles étaient appréciables) dans cette collection, c’était avant la publication de son premier roman Sex in the kitchen… Même si ses romans sont sympas à lire, drôles, divertissants, j’avais un peu la nostalgie de ses écrits courts. Je trouve qu’Octavie Delvaux excelle dans l’exercice d’écriture qu’est la nouvelle sur une thématique donnée. Dans l’art de la chute notamment.

Il y a donc un certain nombre de textes, dans ce recueil A cœur pervers, que je connaissais déjà. Je ne dis pas que j’avais déjà lu toutes ses nouvelles publiées jusqu’alors, car j’ai dû manquer un titre par-ci par-là, mais j’ai reconnu sans peine les titres Coup de foudre à grande vitesse, Saint-Valentin (et ses jeux coquins au restaurant), Saint-Lazare 1943, La Mauresque, Le Cadenas (avec sa chute particulièrement inattendue et un peu frustrante),… Il a suffi parfois que je lise les quelques mots notés en quatrième de couverture pour me rappeler la nouvelle dont il est question.

Parmi les titres que je ne connaissais pas, que ceux-ci soient inédits ou que je n’aie pas eu l’occasion de lire précédemment, figure Novices, un texte relativement long par rapport à d’autres, qui procède d’un échange d’e-mails entre une femme qui a déposé une petite annonce sur un site SM, un homme, apprenti soumis, qui postule à cette annonce, l’amie qui sert de confidente à la dominatrice, et une quatrième personne en fin de récit dont je ne dirai rien pour ne pas gâcher votre lecture en en révélant trop.  Le recueil se termine sur une nouvelle que je ne connaissais pas non plus, La tentation de Palerme, où tout se joue dans le discours et l’excitation, sans véritable passage à l’acte, dans le déséquilibre provoqué.

C’est donc, vous l’avez compris, avec beaucoup de plaisir que j’ai lu A cœur pervers. Pas en intégralité car le souvenir de certains textes était encore trop vivace, mais je pense que le livre constitue avec les textes déjà lus ailleurs un joli recueil, et plutôt que de chercher les textes d’Octavie Delvaux éparpillés à travers les titres de la collection Osez 20 histoires, il est agréable d’avoir tout ainsi sous la main pour pouvoir s’y référer plus facilement.

J’ajoute que c’est un bel objet muni d’un bandeau rose pâle (que vous ne voyez pas sur la photo jointe). En prime, le mien est dédicacé (merci à l’auteure pour cette attention).

A cœur pervers, Octavie Delvaux, éd. La Musardine, 18€