Osez 20 histoires de sexe dans les vestiairesOsez 20 histoires de sexe dans les vestiaires est paru mi-mai, il était temps que je le lise !

« Les sportifs athlétiques vous font fantasmes ? Ce livre est fait pour vous. » (extrait de la 4e de couverture) Ce livre n’est donc pas fait pour moi, car les sportifs ne me font ni chaud ni froid. Je les trouve même plus pathétiques qu’excitants. Et pourtant… j’ai écrit un texte dans ce collectif et j’ai trouvé ce volume pas mal dans son ensemble. Le thème de la correspondance érotique me semblait plus intéressant, et pourtant je n’avais pas cherché à y participer et le livre ne m’avait pas trop plu. Cherchez la logique !

Ma lecture n’a pas très bien commencé. Je venais de finir le roman de John Irving et me plonger dans des nouvelles érotiques après cette lecture n’était pas une bonne idée. Autant j’admirais l’architecture du roman A moi seul bien des personnages, autant là, avec des histoires cousues de fil blanc comme l’étaient les deux premières du recueil, qui réduisent la trame narrative a minima (une fille fantasme sur des ou un sportif, crac acte sexuel, et puis voilà), j’ai soupiré en me demandant si j’allais pouvoir lire le recueil dans son intégralité. Tout me semblait si fade !

Il y a cependant eu un déclic, une fois les deux premiers textes d‘Osez 20 histoires de sexe dans les vestiaires passés, cela devenait un peu plus original. J’ai notamment apprécié l’histoire de vengeance orchestré par les filles d’un lycée dans Mâle barré de MMK, texte qui fait partie de mes préférés. Tout devient vite incontrôlable, c’est un feu d’artifice ! De nouveau, il y a eu une vague de textes que j’ai moins aimés : Entre les lames de Maude Okyo (voyeurisme suivi d’un acte sexuel), Le Maillot dix de Blanche de Saint-Cyr (un schéma trop simple), Caméra 2 de Ian Cecil (l’auteur a déjà usé du motif des seins hypersensibles dans un autre texte, je ne sais dans quel Osez 20 histoires, il faudrait un peu de renouveau) et puis l’amusement est revenu avec Dieux du stade : mode d’emploi de John Faredes : c’est assez invraisemblable, mais peu importe, au moins je lisais du neuf. Je ne suis pas sûre d’avoir déjà lu un texte de Charles Delygne. Son Victoire ! m’a semblé également réussi, il joue avec les attentes du lecteur, le frustre un peu – de même que son personnage -, remet une couche d’excitation, freine à nouveau… Ce n’est sans doute pas le texte que l’on pourrait trouver le plus excitant à cause de ces coups de frein, mais il est différent des autres textes et donc intéressant à cet égard. La question du renouveau, de l’originalité revient à plusieurs reprises dans cet avis de lecture. C’est l’écueil difficilement évitable, mais un certain nombre d’auteurs s’en sont plutôt bien sortis.

Osez 20 histoires de sexe dans les vestiaires, Collectif, éd. La Musardine, 8,20€