Lieutenant DarmancourD’Éric Jourdan, je crois n’avoir lu qu’un seul autre roman. Il y a plusieurs semaines à présent, les éditions La Musardine ont réédité (une première édition avait été réalisé chez H&O) en grand format Lieutenant Darmancour, qui relate la vie du fils de Charles Perrault (qui prend ce nom de Darmancour en entrant dans l’armée). Qu’y raconte-ton ? Des amitiés viriles, exaltées – le « lieutenant Darmancour » est homosexuel -, des récits de sa jeunesse faite à des tiers, l’écriture de contes qui plaisent aux dames mais que son père choisit d’assagir avant de les présenter, des réflexions sur des usages et les costumes portés par les uns et les autres : Pierre Perrault quant à lui choisit de vivre en minimisant les contraintes, il en va de même de sa mise. L’auteur en fait une figure romantique.

Il s’agit moins d’un roman érotique que d’un roman historique, un roman biographique – avec bien sûr des évocations sexuelles. L’écriture y est particulièrement belle, j’ai pris plaisir à relire certaines phrases, ce qui n’est pas dans mes habitudes. Paradoxalement, je n’ai pas aimé l’ensemble du roman. J’en ai aimé des morceaux choisis, des phrases éparses, mais pas le récit global, et pas du tout sa composition.

Lieutenant Darmancour, Éric Jourdan, éd. La Musardine, 17€