L'amour sur le tardL’amour et la sexualité, alors qu’elle comme lui ont bien plus de soixante ans. L’amour sur le tard est un roman érotique, publié à l’automne dernier aux éditions La Musardine, que je viens seulement de lire…

Philippe est récemment divorcé. Sa voisine, Karin, une Hollandaise, est encore une belle femme. Il la trouve « baisable » ou peut-être baisable. Et comme son mari et elle sont séparés, il lui fait la cour, maladroitement… Cela dépasse de loin ce qu’il avait envisagé. Elle et lui s’éprennent l’un de l’autre, se cherchent et s’apprennent l’un l’autre. L’amour s’insinue entre eux, elle lui a dit, plusieurs fois même, qu’elle l’aimait. Karin a un tempérament de feu et son passé, mystérieux, fait d’amants réguliers et de rencontres épisodiques, fascine Philippe, le narrateur, tout autant qu’il lui fait peur. Est-il à la hauteur, meilleur que ses anciens amants, à présent que sa verge se dresse enfin à nouveau ? A-t-elle déjà connu toutes les caresses qu’il peut prodiguer, toutes les situations auxquelles il songe ?

L’amour sur le tard est un roman composé de nombreux courts chapitres (souvent de deux ou trois pages seulement), fragments de rencontres, de voyages, de scènes érotiques chez elle ou parfois chez lui, de questionnements… Dans une langue simple, claire (j’avoue avoir un faible pour les petites erreurs d’expression de Karin qui se manifestent puisque le français n’est pas sa langue maternelle), la relation se tisse, malgré des pudeurs et des secrets. C’est un texte posé, qui m’a donné une impression de calme ; le rythme est paisible, ce sont de petits moments, mis bout à bout, qui nous sont narrés.

L’amour sur le tard se lit sans déplaisir et même avec assez de plaisir. Une jolie découverte, en somme.

L’amour sur le tard, Michel Desbastilles, éd. La Musardine, 16€