Rapports du troisième typeUn recueil de nouvelles associant science fiction et érotisme a été récemment publié aux éditions L’ivre-book : Rapports du troisième type. Je ne suis pas fan de SF, mais je peux en lire à l’occasion… J’ai donc accepté la proposition de Clarissa Rivière et viens de terminer la lecture de cet eBook.

Parmi les auteurs, quelques figures connues : Clarissa Rivière dont je viens de parler, mais aussi Jean-Baptiste Messier et Léon de Griffes dont j’avais pu lire un texte il y a déjà un certain temps. Les deux inconnus étaient pour moi Galan Dorgia (je n’avais jamais lu aucun de ses textes, mais le savais créateur de l’annuaire des auteurs érotiques) et surtout Niko (jamais lu et jamais entendu parler de lui).

Les auteurs ont écrit deux textes chacun, sauf Niko et Jean-Baptiste Messier qui n’en ont écrit qu’un. Soit un total de huit nouvelles. Si cet eBook figure dans la collection érotique L’ivre des sens, je dois dire que je ne trouve pas que tous les textes soient vraiment érotiques. L’érotisme n’est parfois qu’un motif, le genre dominant étant clairement la science fiction, voire, comme dans le récit de Jean-Baptiste Messier, le polar : la scène érotique s’intègre dans le texte comme un élément du récit, elle n’a pas de prépondérance, et le fait qu’il s’agisse d’une histoire se déroulant dans le futur – avec quelques inventions futuristes qui en découlent – n’affecte guère l’histoire proprement dite.

Les auteurs ont souvent fait preuve de beaucoup d’imagination. La Fleur de Galan Dorgia est surprenante. On entre plus dans une histoire stéréotypée avec Le X-tasatron de Niko, mais c’est assez drôle à lire. La palme de la cocasserie revient sans doute à la chute de L’habit ne fait pas la bonne sœur de Galan Dorgia. Et on imagine aussi avec un sourire la chute d’Expériences de Clarissa Rivière. Il y a aussi des fins douce-amère pour les héros. C’est le cas des textes de Léon de Griffes (Cycles et L’homme qui les voulait toutes à genoux). On imagine le malaise du personnage et on peut aussi le partager – ce qui n’est pas une critique négative, au contraire, je trouve cette façon de conclure intéressante. La fin d’Un amour de robot de Clarissa Rivière est plus fleur bleue – avec une pointe d’espièglerie tout de même. Et enfin, Vision nocturne, le texte de Jean-Baptiste Messier, celui dont je disais qu’il s’apparentait plus au polar, a une fin toute tracée, nécessaire.

Rapports du troisième type présent différentes approches de la SF et de l’érotisme – thème dominant ou simple motif. Le recueil est agréable à lire dans son ensemble.

Rapports du troisième type, collectif, éd. L’ivre-book, coll. L’ivre des sens, 2,99€